Sabrina

Ambulancière (Meurthe et Moselle)

« L’autre pourriture a fracassé deux vies, la mienne et celle de ma fille, qui a perdu sa vie d’adolescente. »

Sabrina a 41 ans, elle vit seule avec sa fille de 15 ans. Elle est suspendue depuis le 15 septembre 2021, après 12 ans d’exercice.

12 ans à se construire une vie qui a été brisée d’un coup. Ça fait mal encore aujourd’hui, mais je ne peux pas en parler car je ne veux inquiéter personne autour de moi.

12h minimum par nuit à venir en aide aux personnes en détresse. J’en ai sacrifié ma vie personnelle, mais j’aimais être présente et rassurante quand j’arrivais sur place.

J’étais ambulancière de nuit sur Bordeaux et venais de passer régulatrice, c’est à dire que je gérais tous les soucis de la nuit, je répondais aux appels, je prenais en charge les interventions du SAMU et j’envoyais les équipes sur le terrain.

Suite à ma suspension, je suis repartie chez mes parents en Lorraine, avec ma fille, car je ne voulais pas m’endetter et je devenais complètement folle avec cette histoire, sans oublier qu’on me tournait le dos à l’approche de la date fatidique.

Depuis mon retour, je ne sors pas, je ne me suis pas fait d’amis. Je me laissais vivre jusqu’à ce qu’un an après je me suis dit qu’il fallait reprendre ma vie en main et j’ai pris un logement. Voilà à quoi se résume ma vie maintenant, boulot en intérim et solitude, car la méchanceté des personnes me dégoûte de tout.

J’ai refusé cette injection car dès qu’ils en ont parlé j’ai trouvé bizarre qu’un soit-disant vaccin arrive aussi vite et ce après tous les mensonges sur l’origine du virus. Nous ne trouvons pas de remède pour des maladies étudiées depuis des années et là ils nous pondent un virus et par magie un vaccin. Ce virus ne me faisait pas peur, Je me suis fait tousser dessus, j’ai pris des personnes malades contre moi pour les porter ou les aider à se lever, et je n’ai pas eu le COVID une seule fois.

Mais dès qu’on m’a dit de me faire piquer, mon corps refusait. J’ai confiance en le Pr. Raoult, je préfère croire cet homme plutôt que tous ceux qui ont des conflits d’intérêt. Puis, en étant à la régulation dans ma société, nous intervenions de nuit pour le SAMU. Certaines nuits je me déplaçais et sur chaque fiche que je recevais, je voyais écrit « Vient de se faire vacciner ». Ça n’arrêtait pas.

Quand l’autre a dit suspension si pas vax, j’ai halluciné, je me suis dit ce n’est pas possible et plus la date avançait, plus j’étais perdue et seule. Mais pas une seule fois je n’ai hésité. Je disais à mes collègues de regarder ce qu’ils ont mis dedans et leur montrais des vidéos, mais ils sont allés se faire piquer parce qu’ils ont des crédits.

J’aurais tellement de choses à dire, mais le mal est fait…

J’ai arrêté de regarder Facebook pendant un moment car je n’en pouvais plus d’apprendre des mauvaises nouvelles tous les jours, mais dernièrement j’y suis allée et j’en ai pleuré de voir que beaucoup de personnes nous soutiennent encore et le clament haut et fort. S’il y avait un moyen pour leur montrer à quel point nous les remercions nous le ferions.

Je sais que mon témoignage doit ressembler à tous les autres, mais je tenais à le faire car l’autre pourriture a fracassé deux vies, la mienne et celle de ma fille qui, malgré son accord avec mes choix, a perdu sa vie d’adolescente.

Ci joint une photo de nous avant tout cela.

Témoignage recueilli en janvier 2023