Caroline

Médecin pédopsychiatre (quelque part en France)

« Les enfants sont-ils là pour protéger les adultes ? Les rôles sont-ils inversés ? »

Caroline a 40 ans, elle est mariée, 3 enfants. Elle ne veut pas mentionner son lieu d’exercice car les pédopsychiatres sont très peu nombreux dans leur spécialité. Elle n’exerce plus depuis septembre 2021.

Je suis médecin, pédopsychiatre et je souhaite émettre un cri d’alerte pour les enfants qui sont probablement les victimes principales à court et long terme de cette crise humaine plutôt que sanitaire.

J’ai choisi de me masquer de la sorte pour montrer l’état de dissociation dans lequel cette crise nous entraîne, montrer le paradoxe dans lequel les enfants vivent, et aussi pour me protéger ma famille et moi.

J’ai appris tout au long de mes études, puis en exercice, à proposer des choix à mes patients en fonction des bénéfices et des risques encourus, afin de protéger leur intégrité tout en tentant de les soigner, ce que l’on appelle la balance bénéfice/risque. J’ai essayé de faire de même avec les questions relatives aux mesures prises autour du covid, pour rester cohérente et juste ainsi que pour avoir une démarche que j’espère scientifique. Au fur et à mesure de cette crise sanitaire, j’ai eu régulièrement des doutes sur ces mesures. Aujourd’hui ces doutes sont à leur apogée concernant les enfants.

Alors je vais poser plusieurs questions car je n’ai aucune certitude sur l’issue de cette crise.

Je m’inquiète très fortement de l’impact de ces mesures sur les enfants (des fœtus aux adolescents) et me demande si les enfants n’en seront pas les principales victimes à long terme.

Nous savons que le covid ne présente pas de danger pour la santé physique des enfants, mais qu’ils souffrent davantage des conséquences collatérales du covid. En effet, les mesures prises pour faire face à cette crise paraissent présenter un danger pour leur santé globale, physique, psychique, sociale, relationnelle, cognitive, etc. En tant que médecin du développement de l’enfant, je vais m’attacher surtout aux conséquences au sujet de leur développement, et notamment psychique. Tout le monde a malheureusement constaté une aggravation des troubles psychiques chez les enfants depuis le début de la crise, sans parler des conséquences socio-familiales désastreuses avec une forte augmentation des violences intra-familiales, alors que ni la pédopsychiatrie ni l’Aide Sociale à l’Enfance ne parvenaient au préalable à répondre à tous les besoins de prise en charge des enfants, faute de moyens.

Certains ont cru à un apaisement de ces mesures avec la vaccination de masse de la population mais il n’en est rien aujourd’hui, près d’un an après le début de cette campagne vaccinale.

Nous connaissons par exemple les risques majeurs du port du masque sur le développement global des plus jeunes (langage, cognitif, émotionnel, relationnel, apprentissage scolaire…) et notamment sur le développement de leur intelligence sociale, pour ces êtres qui seront les adultes de demain. C’est un véritable désastre psychologique, social, développemental ! En effet, avec le masque à l’école, nous masquons leurs sourires, leurs émotions, une partie de leur identité.

Un confrère, m’a dit récemment : « Les enfants s’adaptent »… En effet, ils s’adaptent, mais nous les abîmons.

Le port du masque n’a pas non plus prouvé son efficacité pour limiter les contaminations virales chez les enfants. Les masques ne servent à rien et la plupart des enfants le savent. Alors pourquoi continuer de les contraindre à porter un masque ? Quels sont les bénéfices pour eux ? Quels adultes deviendront-ils en grandissant ainsi ?

Aujourd’hui, la vaccination des femmes enceintes est recommandée à partir du 2e trimestre, alors que nous n’avons aucun recul sur les conséquences à long terme de ces injections. N’avons-nous pas appris qu’il est indispensable, par mesure de protection, de limiter les administrations de produits de santé aux femmes enceintes ? Continuerons-nous à accepter la multiplication des fausses couches précoces ou tardives, les décès périnataux sans chercher un lien potentiel avec la vaccination in utero ? Devrons-nous, en tant que pédopsychiatres, demander dans quelques années aux parents des enfants que nous verrons en consultation pour leurs troubles du développement s’ils ont été exposés in utero aux injections à ARNm, comme n’importe quel autre produit toxique, comme l’exposition à certains médicaments, tabac, alcool, cannabis ?

Ne devrions-nous pas appliquer le principe de précaution ?  Celui qui correspond à un des piliers de notre cher, mais peut être feu serment d’Hippocrate : « Primum Non Nocere » ?

Les adolescents de 12 à 18 ans doivent être “vaccinés” sous la pression sociale et scolaire qu’ils subissent. Dans quelques jours, la vaccination des enfants de 5 à 11 ans sera recommandée en France, sans attendre les données de pharmacovigilance, et pourrait devenir un jour obligatoire. Elle a déjà commencé dans certains pays.

Nous savons que les enfants ne font pas ou exceptionnellement de forme grave du covid. Les cas mortels chez les enfants sont rarissimes, voire inexistants. La vaccination à ARNm n’apparaît pas protéger d’une contamination ou d’une contagion mais montre des effets indésirables graves à court terme, et notamment des décès. Nous ne connaissons pas les effets à long terme de cette vaccination à ARNm qui est encore en phase d’expérimentation jusqu’en 2024 pour les enfants.

Donc, il n’y a a priori aucun bénéfice à vacciner les enfants et beaucoup plus de risques.

Alors voici mes interrogations :

  • Les enfants sont-ils là pour protéger les adultes ? Les rôles sont-ils inversés ? Pourquoi vacciner les enfants ?
  • Quelle crédibilité les adultes ont-ils face aux enfants dans cette crise ?

Je m’adresse à tous les parents, professionnels de santé, professionnels de l’enfance, citoyens pour leur demander : Qui devez-vous protéger avant tout ?  Je pose cette question en espérant que la réponse soit unanime : LES ENFANTS.

J’encourage donc les parents à résister dès à présent à la pression médiatique au sujet de la vaccination des enfants, car il sera trop tard le jour où les obligations et restrictions se renforceront, trop tard pour nos enfants, vos enfants, leur développement global.

J’encourage tous les professionnels de l’enfance à remettre l’enfant au cœur de cette problématique systémique, comme nous avons l’habitude de le faire dans nos quotidiens professionnels ; à se poser les bonnes questions de bienveillance concernant les enfants, en commençant par refuser ce qui n’est pas bienveillant à leur égard.

J’encourage les médecins, les pédiatres, pédopsychiatres à prendre position pour la santé de leurs patients, ou plutôt des enfants qui, je l’espère, ne deviendront pas des patients.