Le projet

C’est une page de notre histoire, il faut en garder la trace

La réaction d’Anna fut immédiate.

Ces mots claquaient comme une sentence et résumaient bien le drame qui ébranle notre société dans ses fondements les plus profonds.

Je venais de lui exposer le projet, l’idée l’a immédiatement séduite, mais sa réponse traduisait un certain trouble car pour elle, infirmière, cette « page de notre histoire » est celle de la honte.

Sa remarque tombait comme un couperet, constat d’une infâmie qui entachera longtemps la mémoire collective.

Une salissure sur les valeurs pour lesquelles nos aïeux se sont battus depuis des siècles, Liberté-Égalité-Fraternité.

La France est en train d’écrire l’une des pages les plus déshonorantes de son histoire. Il y a quelques mois ces soignants sauvaient nos vies au péril de la leur, aujourd’hui ils luttent pour leur survie dans une indifférence quasi générale.

Leur combat héroïque avait réveillé l’union nationale. Aujourd’hui la société se fracture et ce sont eux qui en payent le prix. Interdits d’exercer, ils sont mis au ban.

Il appartient au peuple de se lever unanimement pour les soutenir et de rendre son honneur à la France.

Hier elles ou ils étaient nos héros

Chaque jour à 20 h la France toute entière les applaudissait aux fenêtres. Envoyés au combat en première ligne, sans équipements, sans armes, sans consignes, avec pour seul réconfort la solidarité qui les unissait, aucune d’entre elles, aucun d’entre eux ne comptait ses heures, ne ménageait ses efforts, même aux heures les plus sombres de la crise. Dans l’anonymat de leur engagement quotidien ils ne revendiquaient pas ce statut de héros, ils exerçaient simplement leur métier, accomplissant ce qu’ils estimaient être leur devoir. Craignant pour eux-mêmes, pour leurs familles, ils n’ont pas failli, beaucoup ont été contaminés, certains y ont perdu la vie, laissant parfois des orphelins derrière eux.

Nous pouvions tous compter sur eux

Face à la menace sournoise et impalpable d’un virus que nous savions potentiellement mortel, nous vivions tous dans l’angoisse, confinés mais à l’abri pendant qu’eux luttaient pied à pied pour éteindre l’incendie. Mais surtout nous savions tous que si nous étions touchés par la maladie ils seraient là pour nous, ils veilleraient sur nous, ils seraient notre dernier rempart.

« Nos soignants se battent pour sauver des vies, avec dévouement, avec force… La Nation soutiendra ses enfants qui, personnels soignants en ville, à l’hôpital, se trouvent en première ligne dans un combat qui va leur demander énergie, détermination, solidarité. Ils ont des droits sur nousNous leur devons évidemment les moyens, la protection. Nous serons là… Nous ferons preuve de la même force d’âme, de la même abnégation patriote que démontrent aujourd’hui nos personnels soignants, nos sapeurs-pompiers» . (extraits du discours d’Emmanuel Macron le 16 mars 2020).

Dix-huit mois plus tard

Que reste-t-il de ces belles déclarations, des bravos et des applaudissements qui faisaient vibrer la France à l’unisson ?

Le 12 juillet 2021 le gouvernement se lavait de ses responsabilités en désignant des bouc-émissaires, parmi lesquels certains personnels soignants. Lorsqu’ils risquaient leur vie pour sauver les nôtres ils étaient nos héros, seraient-ils soudainement devenus des égoïstes et des irresponsables ?

Que reproche-t-on à ces personnels ? Simplement d’exercer l’un des droits les plus fondamentaux de l’être humain, droit imprescriptible que la Constitution française et toutes les législations nationales, européennes et internationales leurs reconnaissent, celui du consentement éclairé et d’accepter ou de refuser un traitement. L’injection d’un pseudo-vaccin en cours d’expérimentation entre dans ce cadre. Ces personnels ont soigné les malades de la Covid, ils constatent aussi quotidiennement les effets de ces pseudo-vaccins contre la Covid sur des personnes en bonne santé, ils connaissent bien la notion de bénéfice/risque. De nombreux signaux les mettent en alerte et les incitent à la prudence.

Ont-ils raison ou tort ?

Le but de ce projet n’est pas de trancher cette question, ni même d’en débattre, il est d’abord de les écouter. Ils sont soignants, ils sont sur le terrain, leurs raisons ont à priori autant de valeur que celles des médecins des plateaux télé. Ils méritent au moins d’être entendus.

Leur donner un visage, les écouter, les aider. C’est le sens de ce projet

Offrir une visibilité à tous nos héros d’hier, porter leur voix et les aider aujourd’hui, comme eux l’ont fait pour nous et pour nos proches sans aucune hésitation au printemps 2020.

Leur rendre la dignité qu’ils méritent et surtout les soutenir face à l’injustice qui les frappe aujourd’hui.

Sensibiliser la population à la situation personnelle de chaque soignant, pompier, acteur du secteur médical ou paramédical et tout autre professionnel privé d’emploi suite aux dispositions de la loi du 5 août 2021. Montrer qui ils sont, les sortir de leur anonymat, leur donner la parole.

Dans un premier temps il s’agit de constituer une vaste photothèque à l’échelle nationale, de Lille à Marseille, de Brest à Strasbourg, dans toutes les villes et villages de France, réaliser leurs portraits et recueillir leurs témoignages. Au fil de la collecte cette documentation alimentera le site. Si le projet rencontre le succès escompté, une exposition et un livre pourront suivre.

Tous les bénéfices qui en découleraient seront versés à une caisse de solidarité créée au profit de ces personnels. Les dons sont directement collectés par le Syndicat Liberté-Santé, un lien à cet effet figure sur la page Les Aider de ce site.

Bénévolat total

La participation de tous les acteurs de ce projet est entièrement bénévole. Les personnes photographiées acceptent que leur image soit diffusée sur le site « Les Essentiels », dans une éventuelle exposition et un livre qui seraient réalisés dans le cadre de ce projet et accessoirement pour illustrer quelques articles de presse le cas échéant.

Les photographes acceptent de céder les copyrights de leurs images au collectif ou à l’association qui gère la caisse de solidarité.

Parrainage

Le projet est parrainé par un collectif d’artistes afin de lui assurer la visibilité nécessaire.

Une initiative citoyenne

Cette action est apolitique, elle n’est rattachée à aucun parti ni aucun mouvement politique. Elle fait appel à l’esprit de solidarité de chacun et aux valeurs de la République, Liberté-Egalité-Fraternité.

Vidéo de présentation du projet

France Soir, la Pause Interview : L’union des artistes va permettre de faire face à cette injustice