Nadine

Psychologue (Mayenne)

« Nous avons réussi à sauvegarder notre intégrité, nous sommes restés debout. »

Nadine a 61ans, elle est mariée. Elle a été suspendue le 13/01/2022, après 31 ans d’exercice dans l’Education Nationale.

Je fais partie d’une génération qui a connu le chômage dès son arrivée sur le marché du travail, mais en entrant dans la fonction publique je me suis crue à l’abri du chômage. Et voilà qu’à neuf mois de la retraite je suis suspendue de mes fonctions, non pour avoir commis une faute, mais parce que je ne me soumets pas à quelque chose qui m’apparaît au mieux comme absurde, au pire comme dangereux.

Je travaille dans des établissements scolaires et au CIO (Centre d’Information et d’Orientation), qui ne sont pas des lieux soumis au pass. En établissement scolaire, les enseignants, les CPE, les surveillants, les chefs d’établissements, les assistants sociaux, etc., ne sont pas soumis à l’obligation vaccinale Par contre, le titre de psychologue confère une contagiosité jusqu’alors insoupçonnée…! Car c’est juste une histoire de titre. On a proposé, à une collègue, qui travaille dans le 1er degré, de faire des remplacements comme professeure des écoles pour qu’elle échappe à la suspension. ABSURDE !

J’ai rencontré du soutien de la part des collègues et des enseignants. Certains ont salué mon courage, mais je n’avais pas conscience que ça s’appelait du courage, je crois simplement que je me suis respectée, que j’ai respecté mon corps et mes convictions.

Depuis le début, je n’ai pas adhéré au récit gouvernemental. L’instrumentalisation de la pandémie et le jeu avec les peurs me sont toujours apparus comme une manipulation détestable. Par contre, j’étais encore naïve quant à ceux qui nous gouvernent, je pensais qu’ils œuvraient pour le bien du peuple, du pays. La manière de traiter cette pandémie m’a fait ouvrir les yeux, je sais maintenant que nous avons élu des gens qui peuvent sciemment nous vouloir du mal, que nos vies ne sont rien pour eux.

C’est un désenchantement salutaire. Peut-être qu’au niveau individuel et aussi à l’échelle de l’humanité nous avions besoin qu’ils aillent trop loin pour nous réveiller. En ce sens, c’est un cadeau évolutif, il est temps maintenant de les arrêter avant qu’ils aillent plus loin. Ça suffit ! Plus jamais ça ! Ce qui me donne de l’espoir actuellement, c’est que ma suspension a permis des prises de conscience, que des vaccinés 2 doses n’iront pas vers la 3ème et qu’ils commencent à regarder en face le processus totalitaire en marche. Par contre, je crains leur colère et leur violence, car elle sera la réponse de ceux que l’on a abusés, que l’on a contraint et à qui on a injecté un produit dans leurs veines, de façon irréversible.

Nous, les non-vaccinés subissons un préjudice financier qui n’est pas sans poser problème au quotidien et qui impacte également notre future retraite (trimestres non cotisés), mais nous avons réussi à sauvegarder notre santé, notre intégrité, nous sommes restés debout. Le monde d’aujourd’hui et celui de demain a besoin de nous, nous devons tendre la main à tous ceux qui le voudront. Après tout ce chaos viendra le temps des leçons à tirer pour reconstruire un monde à la hauteur d’une humanité plus mature.

Comme je l’ai dit, je n’ai pas cru ce que nous disait le gouvernement au sujet de la pandémie. J’avais en tête la tentative de nous vacciner lors de la grippe H1N1, donc quand le vaccin Covid est arrivé, aussi vite, avec si peu de recul et quand la contrainte s’est progressivement imposée, ce « vaccin » m’est apparu plus que suspect.

Mon corps m’appartient, je n’y fais pas entrer n’importe qui, ni n’importe quoi ! Et si on m’y oblige, alors ça s’appelle un viol et c’est un crime !