Coraline

Infirmière libérale (Pyrénées Atlantiques)

« Il y a une omerta énorme, tout est étouffé, on sait, mais on ne dit rien. »

Coraline a 33 ans. Elle est pacsée, sans enfants. Elle a exercé depuis 2011, dont 5 ans à l’hôpital et 6 en libéral. Et a été interdite d’exercer à partir du 15 septembre 2021.

J’exerçais dans un cabinet et j’ai été licenciée par l’infirmière que je remplaçais. Je ne sais pas ce que je vais faire, c’est assez flou, je commence seulement à intégrer le fait que je doive rechercher un autre emploi, comme faire du ménage, ou garder des enfants, ou travailler à la Poste. Je ne sais pas si je pourrai retravailler comme infirmière après tout ça, même si un jour j’y étais autorisée à nouveau. Je crois que cet épisode m’a, si on peut dire, vaccinée. C’est malheureux, c’est un travail que j’aimais, je n’étais pas en burn-out, mais maintenant le système m’écœure.

Mon grand-père, triplement vacciné, a été hospitalisé en Lorraine avec le COVID. J’ai tenté d’évoquer les vitamines (qui ne nécessitent pas d’ordonnance) avec son médecin, puis la cadre de service. Ils ont refusé de lui en administrer et de faire un dosage sanguin pour savoir s’il était carencé. J’étais à mille kilomètres d’eux, les visites étaient interdites à cause d’une flambée de COVID là-bas, aucun membre de la famille ne pouvait le voir. Mon papy était isolé dans une chambre, seul, et ils m’ont raccroché au nez. Voilà un exemple de la bêtise, je suis désolée mais je n’ai pas d’autre mot pour qualifier ce qui se passe, sinon la méchanceté. Sous couvert de protocoles, cette dame a oublié les principes de notre milieu, où on est censés être bienveillants et faire preuve d’humanité et j’ai plein d’exemples du même genre.

Il y a une omerta énorme, tout est étouffé. On tait les analyses scientifiques de virologues, de pathologistes, de médecins traitants. Un grand nombre de médecins se taisent sur ce qu’est réellement cette injection, qui n’est pas un vaccin, sur ses effets secondaires. Je connais personnellement des gens dont les médecins ne font pas remonter les témoignages. Ils nient que les effets constatés puissent être liés aux injections. Rien ne remonte. Des anesthésistes, des infirmières, devant des personnes qui présentent des pathologies dont on ignore tout disent : « Je ne sais pas, je ne sais pas. »  Et quand on leur dit que c’est peut-être dû au vaccin, ils s’insurgent et réfutent que ça puisse être le cas. Et quand on remarque que malgré toutes leurs recherches ils n’arrivent pas à en déterminer la cause et que donc la piste du vaccin pourrait s’avérer valide, ils continuent de nier avec véhémence. Pour moi, ça c’est une forme d’omerta. On sait, mais on ne dit rien, on se met des grosses œillères, on reste dans sa zone de confort et on affirme que tout va bien. Quand on est dans cet engrenage, tant qu’on n’est pas personnellement impacté on reste égoïste et on s’assoit sur le principe de précaution, qui devrait prévaloir. Moi, ça me heurte énormément.

La chose la plus horrible, le pire, c’est le problème des enfants, parce qu’on ne sait pas ce qui peut se passer, dans cinq ans, dix ans. On n’a aucun recul.

Le problème des femmes enceintes m’interpelle aussi au plus haut point. Un gynécologue a dit qu’il en avait pleuré tellement il était choqué en apprenant que l’on va vacciner des femmes enceintes avec quelque chose de si nouveau. Une vétérinaire me disait que même pour des animaux en gestation on ne s’autorise pas à leur administrer des vaccins que l’on connait pourtant depuis des années. Le principe de précaution est totalement bafoué, mis au placard, piétiné et personne n’en veut rien savoir.

Je crois à l’efficacité des traitements. En manifestation, j’avais écrit sur une pancarte « Deux euros le cachet d’ivermectine, six cent euros celui de Monulmachin ». Trois personnes m’ont abordée pour me dire qu’elles avaient été soignées avec l’ivermectine et que tout s’était bien passé, qu’elles n’avaient eu aucun souci. J’ai aussi parlé avec une vétérinaire dont le gendre était rentré du Maroc avec un COVID long et qui avait du mal à s’en sortir. Elle lui a donné de l’ivermectine et en quatre jours il a été tiré d’affaire. L’ivermectine est un traitement qui marche. Dans d’autres pays on sait que cela fonctionne, mais ici c’est interdit, on préfère prescrire des traitements hors de prix, qui vont enrichir je ne sais qui. On marche sur la tête !

J’ai une collègue que j’ai connue en arrivant dans le cabinet et qui est sur la même longueur d’onde que moi. J’en connais aussi qui se sont fait injecter au dernier moment, la corde au cou, parce qu’ils n’ont pas eu le choix. Ils sont allés se faire piquouser le 14 septembre à 20 heures pour garder leur boulot. Certains vont continuer à résister en interne ; d’autres, qui ont fait leurs deux doses, commencent à ouvrir les yeux parce qu’ils voient les effets secondaires et que ce « vaccin » n’est pas efficace. Mais j’ai aussi des collègues qui étaient des amis et qui s’opposent à nous. C’est dur parce qu’ils refusent la discussion. Ce qui fait le plus mal c’est qu’ils fuient complètement le débat, qu’ils ne veulent tout simplement pas nous parler, alors que moi, je reste ouverte au débat.

C’est pire que la politique, ça divise encore plus. La politique on peut à la rigueur en faire abstraction le temps d’une soirée entre copains, mais le COVID et toutes les restrictions qui l’accompagnent ça nous touche forcément. A un moment donné on va parler de cinéma sauf que, désolée, je ne peux pas aller au cinéma… Forcément le sujet revient sur la table et c’est compliqué. Il faut se faire violence pour ne pas en parler.

Dans la population c’est mitigé. Je pense que des gens ont une curiosité pour le sujet. On voit l’agressivité de certains, mais on en voit aussi qui ressentent le besoin d’avoir d’autres infos. Quand on distribue des flyers, on nous félicite. Quand on se met au bord des routes avec des pancartes colorées et des messages, on a des pouces en l’air, des coups de klaxon, des bravos, des « Ouais on vous soutient, ne lâchez rien », et de plus en plus ; ça nous donne du baume au cœur et on sent que ça fait aussi du bien aux passants. Une dame dans sa voiture nous adressait des « merci, merci » et elle a poussé un énorme soupir de soulagement. On sent que les gens réagissent et qu’on ne les embête pas tous. Ils sont libres de lire, on les y incite mais on ne les oblige pas.

Mais certains sont vraiment mal, on le voit. Ils sont mal à l’aise. On espère que ça va les faire réagir mais ils sont agressifs. Ici, dans la rue, deux personnes m’ont agressée et quand je leur ai proposé d’en parler elles ont refusé et m’ont dit que ce que je faisais était hyper dangereux. Sensibiliser les gens serait dangereux ? On ne fait que dire des vérités, ce qu’on avance est factuel, c’est sourcé et on se fait agresser parce que les gens ne veulent pas voir ce qu’il se passe. J’entends dire : « Pourquoi ils nous voudraient du mal ?  Pourquoi ils nous mentiraient ? », c’est vraiment ce qui ressort : « Pourquoi ? » Et bien, moi je peux le dire pourquoi, il y a des conflits d’intérêts. Pas la peine d’aller chercher plus loin, il suffit de parler du pognon qu’il y a là-dessous. Peut-être certains verront qu’ils ont été bernés, mais c’est bien plus facile de tromper quelqu’un que de lui montrer qu’il a été dupé.

« Ils » ont bien réussi leur coup, ils ont fait peur à tout le monde et maintenant les gens n’ont plus qu’une chose en tête : « Laissez-nous vivre, laissez-nous, on veut être libre, ne nous emmerdez pas, faîtes-vous vacciner comme tout le monde. » Ils ont vraiment réussi à mettre tout le monde sous cloche, à instiller la peur de la mort dans la tête de tout le monde. Quand je parle des effets secondaires des vaccins on me répond que c’est toujours mieux que de finir en réa, intubé avec le COVID. Voilà les seules images que les gens ont à l’esprit.

Au début tout le monde a cédé à l’émotion, tout le monde a eu peur, mais à un moment donné la raison doit l’emporter et il faut regarder les choses en face et se demander si sa peur est rationnelle ou proportionnelle. Mais quand les gens sont dans l’émotion, ce qui est le cas depuis deux ans, ils sont incapables d’avoir une pensée rationnelle. Je ne peux pas leur en vouloir. Certains ont pris conscience qu’ils ont été bernés et ce qu’ils demandent c’est qu’on se fasse berner aussi ; ceux-là, je leur en veux un peu plus quand même, mais j’ai plutôt de la peine pour eux.

Comment va faire le gouvernement pour convaincre les doublement vaccinés que ça n’a pas si bien marché au point qu’il leur faut une troisième dose ? Et comment en même temps convaincre les non vaccinés qu’il faut y aller parce que ça fonctionne ? C’est un peu schizophrène. Plus gros que ça, je ne sais pas, c’est quand même assez énorme ! Mais comme on dit, plus c’est gros, plus ça passe. Les gens n’y voient que du feu.

Je refuse le vaccin d’abord parce que je ne fais pas partie des populations à risque, je suis en bonne santé, je suis jeune et j’applique le principe de précaution. J’ai envie d’avoir des enfants et quand on voit les répercussions au niveau des menstruations, on peut se poser des questions sur la fertilité. Ces vaccins ont été créés très rapidement, à base d’’ARN messager, qui était destiné à des personnes déjà très malades. On nous dit connaître l’ARN messager depuis longtemps, oui mais pour des gens qui ont un cancer, qui vont très mal. Là on vaccine des gens sains ! En plus on n’a pas terminé les essais cliniques et on fait du chantage pour vacciner toute la population !

Je demandais à un jeune pourquoi il s’était fait vacciner et il m’a répondu : « Pour pouvoir faire un stage. » Est-ce que c’est ça le but d’un vaccin, faire un stage ? D’habitude on fait un vaccin pour éviter d’avoir une maladie, pour être protégé.

Maintenant, devant l’ampleur des effets secondaires je ne peux plus du tout croire à tout ça. Et en plus du matraquage dont tout le monde est victime, de tous les soignants que l’on contraint à se faire injecter sous peine de perdre leur boulot, il y a le chantage auquel les enfants sont sujets, que l’on renvoie chez eux s’il y a un seul cas de COVID dans leur classe, qui ne peuvent plus pratiquer leur sport, etc.

Moi j’essaie de me détacher de tout ça et de continuer à prendre garde de manger sainement, de ne pas dépenser trop, de ne pas crouler sous les crédits et de continuer le plus que possible à régler mes achats en cash pour éviter qu’ils ne nous suppriment l’argent liquide.

Nous les complotistes, comme on nous appelle, nous sommes dans une situation difficile, ce n’est pas évident de tenir, mais on est là, on est ensemble et on se soutient. On voit qu’il y a un éveil. Les gens ne sont pas prêts à venir manifester avec nous, mais dans leur coin le cheminement commence à se faire. Malgré la tentative de nous endormir à coup de télévision à tout va, de débrancher nos cerveaux avec la télé-réalité, de nous faire trimer pour payer les traites de la maison, le peuple commence à se réveiller.