Ils ont été effacés, mettons-les en lumière

Andréa

Accompagnante éducative et sociale (Ille-et-Vilaine)

« On applaudit tous les soignants et après les gens se remettent des œillères. Je trouve ça très dur. »

Andréa a 25 ans, elle est célibataire. Elle était en formation et faute d’être vaccinée son contrat n’a pas été reconduit.

Je ne suis pas vraiment soignante, j’avais commencé une formation d’accompagnante éducative et sociale début mai 2021 avec un stage d’un mois en EHPAD, puis embauchée un mois aussi pour aider face au manque de personnel. Je devais encore effectuer quatre semaines là-bas, mais à la fin de mon contrat ils m’ont dit que même pour un stage le vaccin était obligatoire si je voulais continuer.

Étant en pleine construction de mon avenir ça a été un coup dur. J’avais à peine commencé, je m’étais investie dans quelque chose qui me plaisait beaucoup et voilà, il a fallu que je fasse un choix pour ma santé. Je ne me vois pas faire autre chose dans ma vie que d’être dans l’aide à la personne. Je me forme donc à des soins de médecine parallèle, une approche holistique car c’est un milieu où on ne m’imposera jamais quoi que ce soit.

Je refuse la vaccination covid parce que ce « vaccin » ne protège pas du tout, il affaiblit même grandement notre système immunitaire. J’ai pu l’observer notamment chez nombre de mes proches, avec une faiblesse accrue après l’injection et dans les semaines qui suivent. J’ai remarqué qu’ils attrapaient beaucoup plus facilement des virus, comme le rhume, la grippe, etc.

Je n’ai pas tellement eu de soutien de mes collègues en EHPAD. Peut-être un peu plus de mes collègues de formation, mais bon, je me suis quand même sentie très seule face à tout ça. Je n’avais pas l’impression qu’on me comprenait beaucoup et les questions c’était surtout « Mais qu’est-ce que tu vas faire de ta vie, tu ne pourras plus aller au restaurant, tu ne pourras plus aller au cinéma », etc. Les questions ne tournaient jamais autour de la santé.

On applaudit tous les soignants, en tous cas au début de la pandémie, de la PLANdémie plutôt, et après les gens se remettent des œillères, malgré la mise en précarité de certains. Je trouve ça très dur.

Je ne comprends pas que le fonctionnement actuel de notre société, de notre gouvernement n’interpelle pas plus que ça la majorité des gens.

Témoignage recueilli en novembre 2021