Agnès

Monitrice-Educatrice (Hautes-Alpes)

« A présent le seul masque que j’accepte de porter, c’est le plus petit masque au monde, celui du clown. »

Agnès est en couple depuis 25 ans, elle est mère de deux filles âgées de 11 et 14 ans. Diplômée monitrice-éducatrice en 1997, elle travaille dans un IME (Institut Médico Educatif) depuis 2014. Elle a été suspendue en novembre 2021.

L’année 2020/2021 a été éprouvante car il a fallu pallier les différentes absences des collègues cas contact. Jamais je n’ai été testée, toujours j’ai été en poste, adaptable.

Depuis le début de cette pandémie je vis très mal le port du masque, que je pressens comme le bâillonnement d’une population entière et comme une atteinte à l’intégrité de la personne. L’oxygène est nécessaire au bon fonctionnement physique du corps. C’est symbolique le souffle, c’est la vie. On le reçoit à notre naissance, il cesse à notre mort. Qui peut prétendre avoir le droit d’interférer chez autrui sur cet élément vital ?

Sur les recommandations de mon médecin traitant, j’ai toujours refusé de mettre le masque au-dessus du nez. Je le portais devant la bouche pour « protéger » les autres de mes éventuels postillons potentiellement porteurs du virus, mais je refusais de me faire du tort en respirant mon gaz carbonique néfaste à la santé ! En position d’autorité, j’étais en droit de demander aux jeunes de porter leur masque au-dessus du nez. Jamais je ne l’ai fait, malgré les injonctions de ma directrice. J’ai pratiqué la désobéissance fertile. En ce sens je me sentais utile pour défendre ce public vulnérable que sont les adolescents déficients intellectuels en leur permettant d’inspirer de l’oxygène, qui contribue à la bonne oxygénation de leur cerveau déjà si défaillant ! De plus, sitôt que l’occasion se présentait, on sortait de l’institution pour aller s’aérer dans la nature (ceci contribuant à une meilleure immunité) et admirer la beauté du monde.

J’animais des ateliers d’expression artistique (inspirés de l’art-thérapie) où les jeunes pouvaient déposer leur affects (angoisses, inquiétudes, ras le bol, interrogations) liés au contexte.

En décembre 2021 j’ai eu le covid, la perte de goût et d’odorat, courbatures, grosse fatigue en ont attesté. J’ai refusé d’être testée, les tests étant trop intrusifs et peu fiables. Leur pass sanitaire (de la honte !) me révolte et je refuse de participer à cette société discriminatoire.

Derrière mon NON à cette injection expérimentale (rendue obligatoire par un chantage au salaire sans précédent), je défends le respect de l’intégrité de la personne, de son libre arbitre et de son consentement libre et éclairé. J’espère que justice sera rendue, car la loi du 5 Août 2021 bafoue de nombreux textes de lois français et internationaux (loi du secret médical, contre la discrimination, code de Nuremberg…). Pour moi le plus grand fléau actuellement, c’est ce mensonge d’état basé sur la peur, servi par une propagande médiatique.

Je refuse l’injection pour différentes raisons :

– Je n’ai jamais eu peur du Covid et j’ai conscience de l’extrapolation et l’exagération médiatique pour manipuler la population par la peur (une stratégie vieille comme le monde utilisée par tous les régimes autoritaires). A ce sujet je citerai Gandhi, qui a dit « La peur n’empêche pas de mourir, elle empêche de vivre ! »

– Alors que les thérapeutiques (ivermectine, azithromycine, hydroxychloroquine) existent, L’État a interdit aux soignants de les prescrire afin de faire croire que la seule solution était la vaccination ; d’ailleurs j’ai pu tester l’efficacité de l’azithromycine et de l’ivermectine en décembre, lorsque j’ai eu le covid.

Je n’ai pas confiance dans les expérimentations génétiques sur l’humain.

– La troisième phase de l’AMM étant conditionnelle et les lobbys s’étant déresponsabilisés des effets secondaires (ainsi que l’Etat d’ailleurs), je refuse d’assumer la responsabilité et d’engager ma santé en servant de cobaye aux lobbys pharmaceutiques qui se sont grassement enrichis au passage.

– Je suis pour laisser le libre arbitre à chacun ; j’ai confiance dans le corps humain et préconise de booster son immunité naturelle. Pour moi, les vaccins endommagent et affaiblissent celle-ci.

J’ai depuis longtemps conscience que, dans nos sociétés, la maladie est un business ; pour plaisanter je ne parle pas de « santé publique » mais de « danger public ».

Depuis 15 ans que je suis mère, j’ai pris en charge ma santé et celle de mes enfants en adoptant une certainehygiène de vie, en mangeant sans pesticides, en limitant au maximum les apports de produits chimiques et les ondes électromagnétiques, en privilégiant les produits naturels, en cultivant la joie, en méditant, en contemplant la beauté du monde. Je revendique le droit de continuer à gérer ma vie comme je l’entends et refuse d’obéir à des injonctions pernicieuses. Je cultive la désobéissance fertile !

Avec le recul, ma suspension m’apparaît comme un cadeau de la providence. Elle m’a permis de quitter le confort handicapant du salariat où je commençais à m’encroûter pour rester dans de fausses sécurités. Depuis cet automne j’ai travaillé sur de nombreuses peurs, notamment celle de manquer. J’ai acquis une grande confiance basée avant tout sur une sérénité intérieure.

Cette mise à pied m’a poussée hors de ce système malade, perverti par l’argent et m’a sortie d’un conflit de loyauté que je ressentais depuis un certain temps.

Je n’ai plus de salaire fixe mais j’ai gagné en liberté, j’ai retrouvé la gestion libre de mon temps. Pendant des années j’ai été au service de la créativité des jeunes. A présent ma créativité est devenue ma priorité : j’ai repris mon activité de potière et je finalise l’écriture d’un spectacle de clown de théâtre.A présent le seul masque que j’accepte de porter, c’est le plus petit masque au monde, celui du clown.

Je nourris le projet de m’installer en tant qu’art-thérapeute en libéral.

Dernièrement j’ai travaillé dans une halte-garderie. Une révélation ! La vie est belle près des enfants. Je mesure tout ce que je peux leur apporter en termes de respect, d’intelligence émotionnelle et de créativité. Telle Déméter, la déesse grecque de l’agriculture et des moissons, j’ai ainsi l’impression de semer des graines, qui j’espère germeront dans l’humanité.

J’apporte aussi mon énergie à un réseau de solidarité citoyenne locale et je ressens le bonheur de participer à la construction d’un monde émanant des valeurs qui m’animent : accueil inconditionnel, entraide, partages, échanges, convivialité, joie, résilience.

J’ai confiance, foi et conscience d’avoir le grand privilège d’assister à la chute d’un système néo-libéral et à la construction d’un monde plus juste où le respect du vivant est central !