Ils ont été effacés, mettons-les en lumière

Valérie

Aide-Soignante (Lot-et-Garonne)

« Je garde foi en un monde meilleur, ainsi que dans le prendre soin. »

Valérie a 41 ans, elle est célibataire, sans enfants. Elle exerce depuis 20 dans une Association de Services et de Soins à Domicile. Elle a été suspendue au 15 septembre 2021.

D’abord AVS (Auxiliaire de Vie Sociale), puis ASG (Assistante de Soins en Gérontologie), j’ai validé mon diplôme d’aide-soignante en 2019. Je sortais depuis peu de l’école quand la crise Covid est arrivée.

Je me souviens que début 2020 les personnes âgées étaient branchées en boucle sur BFMTV. Puis il y a eu mars 2020, l’allocution de notre président et son « Nous sommes en guerre ! », suivie par le confinement, le décompte des morts tous les jours à la télé, le couvre-feu, le port du masque non obligatoire, devenu ensuite obligatoire, bref tout et son contraire !

Au tout début de la crise on nous a foutu la trouille avec tout ça et au boulot ils étaient complètement démunis. J’ai été envoyée « au front » sans matériel, mais heureusement j’étais dans la prévention, j’avais des notions et j’ai vu le truc arriver dès la fin 2019. Sortant de l’école d’aide-soignante je me suis dit « confrontation avec un virus, en fait on rentre dans le vif du sujet » et j’ai réussi à me procurer une boîte de masques chirurgicaux et quelques masques FFP2 en pharmacie. Mon principal souci c’était de ne pas être un facteur de contamination.

Mais à la direction, ils n’ont pas su gérer du tout. Il fallait qu’on aille sur le terrain pendant qu’ils étaient planqués au bureau. On était comme des pestiférés, on ne pouvait pas entrer dans les locaux, on nous laissait dehors et on nous balançait le matériel au compte-goutte par la fenêtre. Ça a été de la maltraitance de A à Z, et finalement c’est avec la suspension qu’on nous a remercié !

Au domicile des patients c’était nous qu’on culpabilisait si on ne portait pas le masque, c’était nous les vilains petits canards. Mon employeur appliquait la doxa du gouvernement, des prises de tête incroyables comme jamais auparavant ! Le matériel fourni par mon employeur viendra quelque temps après, des masques en tissu, des semblants de masques chirurgicaux, etc., pour éviter de contaminer et pour se protéger, alors que je savais bien que ces masques-là ne protègent en rien. Enfin nous avons eu l’équipement complet, mais toujours beaucoup de questionnements : obéir en portant ce masque chirurgical, à quoi bon ?

Au début, la peur, la culpabilité de ramener et véhiculer les virus ont bien été présentes, mais au fil du temps j’ai constaté très peu de cas Covid sur le terrain. J’ai commencé à m’interroger vraiment sur la dangerosité réelle du SARS COV 2.

Décembre 2020, juste après Noël je me souviens, cluster dans toute une famille ! A cette époque, quasiment tout le monde a eu la Covid. Une des patientes que je suivais, âgée de 95 ans, a été laissée sans soins à domicile avec du Doliprane, ça a trainé, elle a eu une insuffisance respiratoire, puis a été placée sous oxygène et envoyée ensuite à l’hôpital, où elle est finalement décédée en soins intensifs. Je ne suis pas médecin mais pour moi il y a eu une mauvaise prise en charge, car je n’ai jamais vu une seule boite d’antibiotique chez elle. Je savais pourtant qu’il existait des traitements contre la Covid, comme l’hydroxychloroquine, les antibiotiques, la vitamine D, le zinc, etc. Et on l’a soignée avec du Doliprane alors qu’on disait cette maladie mortelle !

Je crois rêver en pensant qu’on est au 21ème siècle et qu’on laisse des malades sans même essayer de les traiter ! Ma mamie m’avait souvent raconté son histoire. Quand elle était plus jeune elle avait contracté la diphtérie et c’est la pénicilline qui l’a soignée et sauvée. J’ai toujours gardé cette histoire dans un coin de ma tête. De tout temps on a toujours utilisé tous les traitements disponibles pour soigner, et aujourd’hui, malgré tous les progrès de la médecine, on laisse les malades sans soin ! J’ai aussi eu l’exemple de ma maman. Son médecin traitant, qui suivait à la lettre les instructions du gouvernement, lui a donné du Doliprane et c’est tout. J’ai cherché un médecin plus concerné, qui lui a prescrit les traitements éprouvés par d’autres collègues et peu après elle était guérie.

Mais mieux encore, les patients hospitalisés pour une autre raison retournaient chez eux avec la Covid, qu’ils avaient attrapée à l’hôpital !

Début 2021, la vaccination est « en marche ». Je m’aperçois sur le terrain qu’il y a un vrai souci, les patients font des chutes à répétition (troubles de l’équilibre, AVC, etc.) et j’échange avec mes collègues pour savoir si elles constatent la même chose que moi. Certaines me disent que c’est l’âge… Je m’informe davantage sur ces injections, et je salue au passage le Dr. Denis Agret, lanceur d’alerte de la première heure sur les effets indésirables de ces produits, ainsi que Reinfo Covid, le conseil scientifique indépendant, le Doctothon, pour tout leur travail de réinformation.

Dans une nième allocution notre président nous affirme qu’il ne rendra pas la vaccination obligatoire. Puis la vaccination et le pass sanitaire arrivent comme l’unique solution à la crise. Quelle blague, on nous prend pour des cons ! Je suis mon intuition qui me dit le contraire, je ne crois pas à tous ces cabinets de conseil qui veulent nous expliquer la vie.

Puis il y a eu ce 12 juillet 2021, ce coup de massue, la loi scélérate du 5 août, le pass sanitaire, puis vaccinal, le « Les non vaccinés j’ai très envie de les emmerder… ». Perte de ma liberté, la dictature s’installe, ce sera NON.

Quand je repense et relis l’évaluation de ma responsable hiérarchique qui indiquait, en avril 2021, que j’étais passionnée par mon travail, que ça se sentait, que j’étais rigoureuse et consciencieuse, et 3 ou 4 mois plus tard elle me menaçait verbalement d’être suspendue si je n’étais pas vaccinée ! Alors la colère, la tristesse, le sentiment d’injustice m’ont envahie. Après toutes ces années de bons et loyaux services je devenais subitement jetable !

Un mois d’août très douloureux, je devais me préparer psychologiquement, impossible pour moi de prendre mon service dans certains domiciles, car bien que testée négative je n’étais pas injectée. Une humiliation de plus. J’ai vécu la ségrégation et la délation, mais je ne désarme pas.

Ce qui m’a le plus effarée c’est qu’il fallait se faire injecter de multiples doses et en plus continuer à porter ce masque chirurgical, symbole d’obéissance. Toujours le tout et son contraire. « Vaccinez-vous pour protéger les autres »… Un vaccin qui empêche la transmission, vraiment ? Que de mensonges que nous apprendrons plus tard ! C’est d’ailleurs après sa deuxième dose de vaccin que ma mère a attrapé la Covid, suivie d’une complication de tachycardie… Et en octobre 2022, lors d’une audition devant le parlement européen, Janine Small, présidente des marchés de développement international de la société Pfizer, avouera qu’il n’y a jamais eu de test sur la capacité du vaccin à empêcher la transmission de la maladie, avant sa mise sur le marché.

Je n’ai pas chopé la Covid dans l’exercice de mes fonctions, ni au plus fort de la crise, ni tous les mois qui ont suivi, et jusqu’à la suspension.

La date de suspension approche, je suis en pleurs… sentiments d’injustice, de trahison, de rejet… Nous sommes 15 salariés à résister, finalement je serai la seule à être suspendue. Qu’est-ce que j’allais devenir sans revenus ? En 2022 j’ai eu la Covid et grâce à ça j’ai pu réintégrer mon poste avec un certificat de rétablissement, mais pendant 4 mois seulement. J’ai réussi à intégrer un collectif de soignants qui m’a beaucoup soutenue dans ces moments difficiles et je profite de les remercier ici. Même gratitude envers les représentants du personnel, qui m’ont beaucoup aidée dans cette lutte pour faire valoir mes droits.

Dans ma tête c’était clair, depuis le 5 août je recherchais un avocat et le collectif m’a mise en relation avec maître Florence Bessy. Je me souviens de l’avoir contactée en pleurs. J’ai décidé de faire un procès à mon employeur et de ne rien lâcher. Après un premier courrier recommandé de mon avocate, plusieurs auditions se sont succédées. En mai 2023 j’obtiens enfin une première victoire, la décision de suspension est annulée, je dois être réintégrée, l’employeur est condamné à me payer les arriérés de rémunération depuis le 15 septembre 2021, plus 3 000 € de compensation des frais de justice (article 700). Mais l’employeur a fait appel et je viens de perdre, en juin 2024 la décision du tribunal a été annulée. Malgré tout je poursuis en cassation, le combat continue.

J’ai refusé cette injection pour diverses raisons :

  • À cause des mensonges du gouvernement (« Tous vaccinés, tous protégés », et bien d’autres déclarations sans fondement…).
  • Parce qu’il est impossible de connaître les effets à moyen et long terme.
  • À cause du chantage à l’emploi. C’est bien la première fois dans l’histoire que l’on suspend des salariés parce qu’ils ne veulent pas obéir à l’injection d’un produit inefficace et dangereux, sorti trop rapidement.
  • Parce que je ne veux pas d’abonnement vaccinal qui nous oblige à nous injecter tous les 2 ou 3 mois.
  • Parce que le vaccin contre la grippe a toujours été facultatif. Nous, soignants, avons été formés à faire face à une épidémie.
  • Parce que je suis jeune et sportive, je préfère faire confiance à mon immunité naturelle.

Le consentement libre et éclairé a été bafoué. Quant au discours « Ils avaient le choix, ils n’avaient qu’à se faire vacciner », le choix a été vite vu, c’était perdre ma liberté et me faire injecter un produit expérimental sous autorisation de mise sur le marché conditionnelle en assumant moi-même tous les risques et les conséquences sur ma santé, ou perdre mon emploi !

J’ai une pensée émue pour les plus belles âmes qui ont dû renoncer à un métier passion et se reconvertir à contre cœur, ou ceux qui nous ont quittés… (soignants, sapeurs-pompiers…), mais je garde foi en un monde meilleur, ainsi que dans le prendre soin.

Témoignage recueilli en juin 2024