Sabine

Thérapeute familiale (Pyrénées-Atlantiques)

« La peur a pris toute la place, elle a pris l’amour, le respect des différences, le droit de choisir, notre liberté de penser… »

Sabine vit seule, elle est maman d’une fille 23 ans. Elle exerce depuis 2012.

Je ne suis pas suspendue parce que je travaille pour une association. Je n’ai pas de lien avec l’ARS ni avec la CPAM et je ne suis pas considérée comme soignante. Je suis conseillère conjugale et familiale, c’est un certificat social plutôt que médical.

J’ai voulu faire ce témoignage parce que je crois que les gens ne se rendent pas bien compte de ce qu’ils sont en train de vivre. Depuis que la suspension a été mise en place, j’ai cinq familles qui viennent me consulter, notamment un couple dont lui est dentiste et elle infirmière, tous les deux suspendus sans revenu avec un enfant à charge. Est-ce que vous pouvez imaginer le stress de ces familles qui ont dû faire un choix entre leur conviction et leur travail ? Car la mise en place de cette injonction bouleverse les valeurs, les croyances et l’intégrité des personnes. Je dirais même qu’elle bouleverse toute la confiance au sein même des familles. Lorsque ces différentes familles viennent en consultation, c’est toute la structure familiale qui est déstabilisée. Le lien de confiance, de soutien par ceux qui sont censés nous aimer sans nous juger prend la forme d’agression, d’incompréhension, de harcèlement et parfois même de rejet.

Ces discordances entre parents, grand-parents, frères et sœurs compromettent gravement la structure affective et sociale des enfants. La dévalorisation des valeurs, rituels, croyances d’une même famille fracture le socle rassurant de la transmission des connaissances aux générations futures. La question de la vaccination crée une dissonance entre les deux parents qui déstabilise énormément les enfants.

Je me suis aperçue dans les consultations que les enfants sont repliés sur eux-mêmes. Il y a eu beaucoup de tentatives de suicides sur les 9 à 15 ans, notamment dans les collèges avec des actes posés d’appel au secours. On n’en parle pas du tout dans les médias. Et là je parle de tous les enfants, pas forcément chez des gens qui sont suspendus. Je parle de l’état général de la population française.

Pour en revenir à ces couples qui sont dans la suspension, j’ai aussi ce couple dont le mari ne comprend pas que sa femme, psychologue, ne se fasse pas vacciner. Elle subit régulièrement des injonctions, avec une pression morale intense. Cette personne, en plus de perdre son travail, a le sentiment d’être dans une posture où elle devrait donner son corps comme s’il ne lui appartenait pas pour que sa famille ne la rejette pas !

Pour ma part, nous sommes dans cette situation de prostitution déguisée par notre gouvernement qui veut nous soumettre sans un véritable consentement éclairé en échange de privilèges, car dans ce cas de figure aller travailler, ou au restaurant, ou au ciné… n’est plus un droit mais bien un privilège. On en arrive presque à une inquisition, on est dans la chasse aux sorcières, on est pointé du doigt et ce qui m’inquiète c’est que la peur a pris toute la place, elle a pris l’amour, le respect des différences, le droit de choisir, le soutien, la compréhension et notre liberté de penser !

Je voulais témoigner parce que je pense qu’il y va y avoir une fracture sans précédent au niveau familial et je ne sais pas comment la population va se relever de ça.

Si le couple se soutient, l’enfant est assez bien protégé. Là où ça pose question, c’est quand il y a tout un groupe familial qui fait pression sur un individu, par exemple les beaux-parents, sur une personne qui ne veut pas se faire vacciner. Là il n’y a plus de notion de protection, plus rien de rassurant quand on rentre chez soi. Et bien souvent, sur les profils que j’ai, ce sont des femmes. Il y a une pression énorme sur ces femmes qui n’ont plus envie de rentrer chez elles parce qu’elles ne retrouvent plus le réconfort et le soutien qu’elles sont en droit d’attendre.

Chez les enfants, toutes catégories de population confondues, il y a une désacralisation importante des parents. Parce que la vaccination s’est posée pour les adolescents pour pouvoir continuer à vivre “normalement”. Certains parents ont demandé à leur enfant de se positionner sur LEUR choix. Quand on est face à un ado, ou un pré-ado qui a 12 ou 15 ans, lui demander de faire un choix sur sa santé c’est supposer que les parents sont dans l’incapacité de choisir ce qui est bon pour l’enfant. Aujourd’hui il y a beaucoup d’enfants qui ne sont pas conscients des conséquences de cette injection parce que les informations ne passent pas facilement.

Mais quand on informe un enfant sur les conséquences réelles de ce vaccin, cela peut être très violent pour lui sur un plan psychologique, que ce soit sur une demande des parents de se faire vacciner ou de sa propre décision, dans les deux cas de figure la notion de trahison émergera puisque l’adulte est censé protéger et informer l’enfant de tout ce qui peut le mettre en danger. Les adolescents sont dans une phase qui n’est pas structurante et pas du tout rassurante. Donc je ne serais pas étonnée qu’il y ait des montées de violence chez les ados, même des prises de risques bien plus importantes que dans les années passées.

Un adolescent a besoin de structures, parce que c’est une phase compliquée. Et l’avenir aujourd’hui n’est pas du tout rassurant, que ce soit sur un plan financier, environnemental ou familial. Un enfant m’a confié : « Mes parents me portent peu d’intérêt parce qu’ils sont pris eux aussi dans tout ce bazar avec le covid, ils ont peur de leur situation, et ils se disputent souvent sur le sujet de la vaccination. » L’enfant se retrouve là-dedans et qu’est-ce qu’il lui reste ? Il lui reste ses copains, les jeux vidéo. On se retrouve avec des individus qui ne se projettent plus ! Et s’il n’y a pas de protection avec un cadre, c’est la porte ouverte à toutes les pulsions. En tant que thérapeute mais aussi en tant que mère, je me pose beaucoup de questions sur l’incidence de ce que nous sommes en train de vivre.

Faire vacciner les enfants pour protéger les adultes ! C’est une hérésie ! Il a été quand même clairement déterminé qu’ils ne sont pas les plus contaminants ni les plus contaminés et quand bien même, notre devoir d’adulte c’est de protéger les enfants et pas le contraire. On devrait protéger les populations fragiles, les personnes vieillissantes, les obèses, les personnes immunodéprimées, mais laisser les enfants vivre correctement.

Je ne suis pas contre la vaccination, je suis contre les expérimentations de thérapies récentes sur les êtres humains. Par exemple le papillomavirus, quand il est sorti, il était hors de question que ma fille fasse le vaccin, je lui ai dit : « Attends, on va voir les conséquences. » Et il s’est avéré qu’il y a eu des conséquences très graves. L’hépatite B, ça a été la même chose. Il y a eu aussi une période où, quand elle était petite, il y avait la méningite. Ça a été la même chose. Le H1N1 n’en parlons même pas ! Alors là, quand une pandémie se déclare au mois de mars et qu’on nous sort un vaccin six mois après… Et le mot vaccin me dérange. Ce n’est pas un vaccin, c’est une thérapie génique expérimentale. On n’est qu’en phase III, on n’est pas à la fin de l’expérimentation pour voir les bienfaits de cette thérapie. Quand on parle de génome humain modifiable, quand on parle de Spike et de graphène, ça me donne envie de m’enfuir.  Aujourd’hui j’écoute mon instinct et ça s’arrête là. Je trouve horrible qu’on pousse les gens à aller en l’encontre de leur instinct, de leur bien-être et de leurs convictions pour pouvoir soit-disant éradiquer une maladie qui fait quoi ? 0,09% de morts si mes dernières notes sont justes ? Quand je rencontre des gens dans la rue et qu’on parle du covid, je leur demande : « Combien de personnes sont mortes du covid dans votre entourage ? »

Si on fait la comparaison avec la grippe espagnole, on est quand même loin du compte et je me pose des questions. Il n’y a jamais eu de mesures gouvernementales aussi intenses pour les autres maladies. Le Sida, c’est une maladie qui a tué énormément de gens, le gouvernement n’était pas très clair non plus là-dessus. Ebola, n’en parlons même pas. Le cancer ça fait des années qu’on travaille dessus et puis là, tout d’un coup on a un virus qui arrive et au bout de six mois ils ont trouvé la solution. Je ne sais pas, mais ça me pose question. J’entends les gens qui se font vacciner, chacun pense ce qu’il veut à partir du moment où il le fait en pleine conscience.

Ce qui me fait du mal ce sont les gens qui ont été obligés de se faire vacciner. Pour moi c’est un viol. On introduit quelque chose dans le corps de quelqu’un sans avoir pleinement son consentement.