Julie

Aide-soignante (Finistère)

« Être libre c’est savoir dire non, une des valeurs que je veux laisser à mes enfants. »

Julie a 42 ans, elle est mariée, avec trois enfants. Elle travaillait en Ephad depuis 2015, d’abord comme ASH, puis comme aide-soignante. Suspendue le 15 septembre 2021.

Quand le Covid est arrivé, je me souviens que je n’étais pas rassurée, je disais à mes collègues, « Il vaut mieux mettre des masques, il vaut mieux se protéger, on ne sait pas ce que c’est que ce virus ! » C’était un peu inquiétant, mais la directrice avait enfermé les masques dans son bureau, une palette entière ! Ils nous étaient interdits, on nous disait ça ne sert à rien tant qu’il n’y a pas de symptômes. La plupart des gens ne s’inquiétaient pas, ils n’avaient pas peur, ça ne les préoccupait pas. Alors que moi, j’avais tellement peur que je mettais des gants en plastique et que je sensibilisais les autres afin qu’ils fassent attention.

Pendant le premier confinement, bien sûr on devait aller travailler, quel que soit notre état de santé. Je recevais des mails de la direction à ce sujet, c’était choquant. On nous disait de protéger nos anciens mais on devait aller bosser même si on était malade. Il n’y avait aucune prévention. J’ai été malade au tout début, et dans ma tête j’étais persuadée d’avoir le Covid, ma mère voulait m’emmener pour faire un test…, j’ai dit « Non Maman, si jamais c’est le Covid, je veux quand même te protéger, je vais y aller toute seule. » J’avais 40 de fièvre, et j’ai dû faire plus de 80km pour aller faire un test qui s’est révélé négatif. Mais auparavant, j’avais écrit sur les réseaux sociaux « J’ai peut-être le Covid », et là j’ai été convoquée par la directrice de la maison de retraite qui a prétendu que je faisais polémique. Et moi : « J’avertis au moins les gens avec qui j’ai eu des contacts, c’est mon compte privé, c’est ma vie privée. Polémique ? vous ne croyez pas que la polémique est déjà en cours, je viens de vous dire que ça n’est pas le Covid et vous êtes en train de faire peur à tout le monde. S’il y a le Covid, vous devriez commencer par libérer les masques que vous gardez sous clé dans votre bureau. C’est quoi la polémique ? » On a fini par avoir des masques au compte-gouttes, sous enveloppe, avec chacun notre nom sur l’enveloppe.

Quand on a entendu parler des morts dans les médias, mes collègues ont commencé à s’inquiéter. Mais en même temps on ne voyait pas de morts chez nous puisqu’il n’y avait pas de Covid, il n’y avait rien, et pourtant les gestes barrières n’étaient pas encore appliqués.

Lors du premier confinement, j’étais dans un service où les résidents déambulent, il est impossible de les confiner. Mais dans les autres services mes collègues me décrivaient une situation horrible ; les personnes âgées se sentaient en prison et déprimaient. L’animatrice essayait tant bien que mal de les occuper avec des jeux de société, des appels en visio avec les familles, mais elle s’est fait remonter les bretelles car elle ne respectait pas les distances.

A cette période, dans notre Ephad il n’y a eu aucun cas, on nous a même dit « Bravo, vous avez fait super bien votre boulot ». Depuis, j’ai appris qu’il y avait eu 2 épisodes de Covid et qu’aujourd’hui ils en sont à la cinquième dose, et croyez-vous qu’on leur demande leur avis ?

En septembre 2020 je suis entrée à l’école pour devenir aide-soignante. Je faisais des stages en hôpital, il y avait des unités Covid, mais le service n’était pas plein et l’âge des personnes dépassait largement les 80 ans… ils ramenaient même des gens Covidés d’ailleurs. Ça faisait bizarre, on se disait, « Ils ne sont pas si débordés que ça. »

J’étais à l’école quand le vaccin est arrivé, début 2021. J’aurais pu me faire vacciner à ce moment-là mais je me suis dit je vais attendre, voir ce qu’est ce vaccin, comment ça se passe. J’étais sceptique, faire un vaccin comme ça rapidement… L’école n’a pas cherché à nous faire vacciner. J’ai terminé ma formation au mois de juin 2021 et j’ai tout de suite commencé mon métier d’aide-soignante dans l’Ephad où je travaillais auparavant.

Quand le 12 juillet il y a eu l’annonce de la vaccination obligatoire pour les soignants, je n’y croyais pas… Et puis, le compte à rebours a commencé. La direction envoyait des mails pour inciter à la vaccination, on venait me voir aussi « T’as pas encore fait le vaccin ? » Au début je n’arrêtais pas de dire que j’attendais une autre sorte de vaccin pour me justifier, j’inventais, j’essayais de retarder… La direction ne semblait pas avoir peur de se retrouver sans personnel et l’ambiance était assez tendue avec mes collègues : « Il faut faire le vaccin, on est obligé » et moi je leur disais « Non, personne ne peut nous obliger. » Comment peut-on obliger quelqu’un à prendre un médicament alors qu’il ne veut pas le prendre ? C’est un choix de ma part d’avoir la maladie ou pas. « Tu ne penses pas aux autres, tu ne protèges pas les anciens », pour moi si j’appliquais les gestes barrières, j’allais les protéger.

Et puis, il y a quelques années, lorsque j’étais enfant, j’ai subi des interventions chirurgicales et j’ai dû être transfusée. On a su plus tard que le sang que j’avais reçu était peut-être contaminé par le VIH (virus du Sida). Par chance cela n’a pas été le cas, mais cette affaire, alors que le premier ministre était Laurent Fabius, a fait grand bruit à l’époque. Comment voulez-vous faire confiance quand vous savez qu’un de ses fils travail pour Mc Kinsey ?

Mais pour mes collègues c’était : « Je n’ai pas le choix, je suis comme toi, je n’ai pas envie de le faire, mais je vais me retrouver sans salaire et je n’ai pas les moyens. »

Aujourd’hui je me dis qu’elles étaient prises par la peur, la peur et l’argent. Moi aussi j’ai une famille, moi aussi j’ai besoin d’argent, moi aussi je perds tout. J’avais un peu l’impression d’être Jeanne d’Arc, seule contre tous. C’est vrai que, si tous ceux qui ne voulaient pas avaient dit non comme moi, ça ne se serait pas passé comme ça. Je suis la seule de mon établissement à avoir refusé la vaccination.

Mon avis de suspension m’a été remis en mains propres, signé du directeur de l’établissement. Il était dit dans ce courrier que je pouvais faire opposition dans les deux mois, en saisissant le tribunal administratif de Rennes. J’ai envoyé plusieurs courriers disant que ce qu’ils faisaient était interdit. J’ai sorti tout ce qu’ils ne respectaient pas : le code de Nuremberg, les droits de l’homme, le code de santé publique et le consentement libre et éclairé. J’espère qu’un jour tout ça va payer, parce qu’ils ne respectent rien, tout ce qu’a fait l’Etat, c’est complètement illégal ! Le 14 septembre, je suis allée au bureau de la direction demander quand s’arrêtait mon travail : « Aujourd’hui, ou j’ai quand même le quinze inclus ? » Je me donnais une journée supplémentaire mais là ça a été une… Une horreur, l’impression de recevoir un coup de massue, un sentiment énorme d’abandon, d’injustice, un manque d’humanité.

Et puis, la grosse déprime. Les premiers mois ce n’était pas drôle. Je cherchais, je cherchais de l’aide partout, sur les réseaux, partout, partout, partout. J’étais déstabilisée, déboussolée, tout ce que j’avais construit s’effondrait sous mes pieds, moi qui aime par-dessus tout mon travail, qui est d’aider les autres et de prendre soins d’eux. Là, on nous a complètement abandonnés, « Démerdez vous. » Comment ç’est possible ça ? Je n’ai pas vraiment trouvé d’aide, même encore aujourd’hui je ne la trouve pas. J’ai été obligée de me sortir de là par moi-même. Au début de ma suspension je me disais « Maintenant je n’ai pas le droit d’aller travailler, je n’ai rien le droit de faire sinon attendre, ou bien me faire vacciner. »

Je suis restée comme ça, un peu dans l’attente, septembre, octobre, et puis je me suis réveillée. J’ai pris contact avec une avocate très connue qui défend les personnels suspendus et à qui j’ai demandé, « Est-ce qu’on a le droit de travailler ? » Elle m’a répondu : « Je peux vous dire que vous avez le droit de travailler car ils n’ont pas le droit de faire ce qu’ils font et un jour, c’est peut-être loin, mais un jour, on pourra se retourner contre eux. » Alors je suis partie travailler, j’ai fait ce que je n’avais pas le droit de faire, je n’avais pas le choix il fallait vivre.

En décembre 2021, je suis allée au Sénégal avec mon mari car il y avait un problème dans sa famille, un beau-frère dont le cancer est apparu juste après l’injection. Au village, c’est un des seuls à s’être fait vacciner, parce qu’il était dans la restauration. C’est pas mal en Afrique les vaccins, les gens là-bas ce sont les premiers cobayes ! Beaucoup prennent des choses sans savoir. Et puis les labos sont installés là- bas. Il y a quelques années, il y avait déjà de la propagande pour les vaccins dans les aéroports, sur les autoroutes, tout ça sous forme publicitaire. J’ai attrapé le Covid pendant mon séjour, la grippe d’hiver comme ils disent là-bas dans le village de mon mari, ils ne parlent pas de Covid, ils s’en fichent. On a passé un test PCR avant de rentrer en France, il a fallu attendre des heures, ils manquaient de produits et je crois que leurs tests n’étaient plus très bons, ils se sont révélés négatifs. Nous étions malades dans l’avion, sans savoir ce que nous avions, mon mari, ma fille et moi, et en arrivant en France on nous a dit : « Les vaccinés d’un côté, les non vaccinés de l’autre. » J’avais l’impression d’être replongée dans l’apartheid, les blancs d’un côté, les noirs de l’autre. Je chuchotais à mon mari « Tu es vacciné, peut-être que tu as le Covid, mais tu as le droit de passer ? » Et c’est moi qui me retrouvais dans la peau d’un Noir… « Venez, on va prendre votre température. Vous venez d’où ? Ah, du Sénégal. Le Sénégal était vert, mais il vient de passer en orange. Bon, pour cette fois je vous laisse passer, vous échappez à une quarantaine. »

En rentrant en Bretagne, j’ai fait un nouveau test PCR, persuadée qu’il serait positif et qu’alors je pourrais reprendre mon travail. J’étais contente, j’avais hâte mais j’ai dû attendre environ 3 semaines les résultats de mon test, parti à Lyon en criblage. J’ai perdu plusieurs jours de travail à cause de ça et quand j’ai repris la deuxième quinzaine de février, rebelote, le compte à rebours. C’était encore pire d’être retournée travailler et de se dire l’échéance arrive, alors que mon corps est le même, je suis la même personne et si ça se trouve mon immunité est assez forte pour être protégée. Mais on sait très bien que tout ça est politique. J’ai été mise en arrêt maladie avant l’expiration de mon certificat de rétablissement et pendant cet arrêt j’ai eu le Covid, une deuxième fois. Je suis retournée bosser en juillet et puis j’ai été suspendue le 20 octobre 2022.

J’ai le sentiment qu’on m’a laissée, on m’a laissée de côté. Je vois un peu comment ça fonctionne, même quand on est malade les collègues ne demandent pas de nouvelles, peu en tout cas, on peut les compter sur les doigts de la main. Je me dis c’est comme ça, c’est la société actuelle, on ne demande pas souvent des nouvelles de son voisin. Je n’ai pas envie de fonctionner comme ça, donc c’est moi qui vais vers eux, ça me permet de garder des liens. Mon travail me manque, j’aime mon travail, j’adore les personnes âgées, j’aime prendre soins d’elles comme elles ont pris soin de nous. Récemment ma mère en a rencontré certaines dont je me suis occupée à l’EHPAD et elles m’ont remerciée. Ça m’a profondément touchée.

Mentalement, la suspension c’est très dur, mais le pire, c’est la pression de mes amis, de ma famille, de ma propre mère. J’ai deux frères qui comme moi ne sont pas vaccinés, mais ma mère et mon mari au début ne comprenaient pas que je refuse, que je quitte un tel métier pour aller travailler en usine ou trier des sacs jaunes. Mes enfants me demandaient quand j’allais reprendre mon travail, ça les a beaucoup perturbés de me voir ainsi et c’est normal. Les parents sont les piliers de la maison, ce sont eux qui font vivre la famille. Mon mari s’est fait vacciner et pourtant je l’ai mis en garde, plusieurs fois je lui ai dit « Ne fais pas le vaccin, ça ne sert à rien. » Mais voilà, il craignait de ne plus pouvoir aller voir sa famille au Sénégal, il a eu peur. Le lien reste encore à prouver, mais il a fait une maladie auto immune qui s’est déclenchée quatre mois après la deuxième dose, puis quatre mois après la troisième dose et maintenant c’est devenu récurrent. Récemment, il a été en arrêt de travail pendant un mois à cause de ça et il y a eu plein d’autres cas autour de moi. Mon mari comprend mon choix aujourd’hui et au moins, je montre à mes enfants qu’on n’est pas obligé de suivre tout le monde comme des moutons, qu’on a le droit d’avoir sa propre opinion et de faire ses propres choix. Être libre c’est savoir dire non, une des valeurs que je veux laisser à mes enfants.

Je ne me suis pas lancée dans le débat avec les amis j’ai vu que c’était compliqué. J’ai essayé de les mettre en garde mais je ne voulais pas aller à la confrontation, je ne voulais pas entrer en guerre contre eux.

Aujourd’hui, je fais encore ce que je n’ai pas le droit de faire, aller travailler ailleurs et à présent je me dit : « Je me suis toujours démerdée dans la vie et si ç’est ça ma route, je veux la prendre. » Je me suis inscrite dans des agences d’Interim, je fais pas mal d’heures et finalement je m’en sors comme ça. Évidemment je prends ce qu’on me propose, et c’est bien d’ailleurs, parce que j’y trouve une richesse humaine. Il y a parfois une meilleure ambiance à l’usine qu’à l’hôpital, je pense que ces gens que je rencontre connaissent trop la galère.

L’une des agences m’a dit un jour : « Mais vous n’avez pas le droit de travailler. » J’ai répondu : « Et vous êtes qui pour me dire que je n’ai pas le droit de travailler ? Vous voulez que je mange quoi ce mois-ci ? ».

Je le dis ouvertement, je n’ai pas peur « Je suis aide-soignante, je n’ai pas voulu me vacciner, c’est mon choix. » Je ne veux pas, je ne veux pas prendre quelque chose sans savoir ce que c’est ! Il n’y a pas assez de recul, c’est un truc qui a été pondu comme ça, trop rapidement et je ne veux pas prendre un médicament sans qu’on me donne une notice, sans qu’on me dise voilà, c’est quelque chose qui a été testé jusqu’au bout et il n’y a pas d’effets secondaires. Or, les essais cliniques se terminent en mai 2023. Au début je regardais la télévision, je cherchais à comprendre. Le peu de choses que j’ai pu voir sur la protéine Spike et sur ce vaccin c’était déjà très inquiétant et on ne nous a jamais donné sa composition réelle. Mais c’était comme si les journalistes avaient des œillères et j’ai fini par éteindre ma télé, ça n’allait que dans un sens. Je me suis dit « Bonjour la démocratie » maintenant il n’y a même plus de débat, c’est : « Vaccinez-vous, protégez-vous, protégez vos anciens ». Mais c’est fou qu’encore aujourd’hui les gens croient que le vaccin les protège. Je passe mon temps, plus d’un an et demi après, à tenter de leur expliquer que ça n’est pas un vaccin, qu’il ne protège pas. On me dit toujours « Tu ne protèges pas les anciens ! » et moi « Ah bon, et le vaccin tu penses qu’il protège parce-que là, actuellement, même Pfizer a dit que ça n’empêchait pas la transmission. De plus j’ai eu deux fois le Covid, tu veux que je me vaccine contre quoi ? »

J’avais rapporté d’Afrique un traitement, mais je n’en ai pas eu besoin. Quand j’ai eu le Covid, j’ai laissé la maladie venir, je l’ai apprivoisée, je me suis dit je vais voir comment elle fait sur mon corps et j’observais tous les jours ce qui se passait. Je toussotais, j’avais une forte fièvre, rien d’autre. J’ai eu une grippe il y a dix sept ans, je l’avais appréhendée de la même façon et j’ai l’impression qu’elle était même plus violente, j’étais alitée. Alors que là ce n’était pas le cas, j’ai été trois jours bien malade, avec une grosse fatigue ce qui est normal, parce-que le système immunitaire a dû être mené à rude épreuve, mais ça passe.

Je pense que les gens sont extrêmement naïfs. Ils ont été influencés, ils ont été tenus par la peur, et je n’arrive même pas à comprendre, franchement, j’ai davantage peur du cancer ou des maladies cardio-vasculaires que d’un virus. J’ai fait confiance à mon corps, à mes défenses, à mon système immunitaire. Peut-être que si j’avais été plus âgée j’aurais agi autrement, et encore, je n’en sais rien, peut-être que je me serais dit : « Je suis vieille et je n’ai pas peur de mourir. »

Ce que je ne comprends pas, c’est que si moi je ne suis plus immunisée au bout de quatre mois, normalement pour mes collègues c’est pareil car leur dernier rappel date de décembre 2021. C’est d’une incohérence totale, ils ne sont plus protégés et les covidés vaccinés doivent aller travailler.

J’aime beaucoup mon métier et je voudrais pouvoir l’exercer à nouveau, mais j’ai peur, j’ai super peur que ce ne soit plus possible. Avant d’être A.S.H. j’étais assistante de vie scolaire pour 600 €/mois, j’ai aussi fait des ménages, j’ai tellement été dans la précarité avant de faire ce chemin-là. C’est juste dénigrant, il n’y a aucune considération. On ne laisse aucune autre personne en France dans cette situation, sans travail, sans argent, sans rien. On ne doit pas me traiter comme ça, comme si j’étais un animal, je suis mise à l’écart dans mon propre pays. Je trouve que c’est dégueulasse, clairement, c’est dégueulasse, surtout que maintenant, la vérité éclate, c’est quand même fou que le château de cartes ne s’écroule pas. J’ai travaillé dur pour y arriver, c’est comme si j’étais montée et redescendue comme j’étais avant. J’ai une énorme baisse de salaire, et bien je vis autrement, mais j’ai mes valeurs, j’ai mes convictions et ce que je veux c’est redevenir aide-soignante.

J’ai quand même de l’espoir, j’espère que ça va complètement se débloquer, je vois quand même qu’il y a des gens qui se battent pour nous à l’Assemblée et je suis assez satisfaite de certaines personnes qui ont fait bouger et trembler un petit peu les choses dernièrement. Et depuis quatre, cinq mois, je dirais que ça commence à changer du côté des médias. Mais on voit bien que l’état a le plein pouvoir, puisque à chaque fois Madame Borne utilise son 49-3, mais je suis sûre qu’il y aura une justice. Parce que je suis à cent pour cent sûre qu’on a raison et qu’ils n’ont pas le droit de faire ce qu’ils font et un jour, oui, un jour, ça se saura.