Christelle

Infirmière de bloc opératoire (Loire-Atlantique)

« Le 12 juillet Emmanuel Macron m’a tuée ! »

Christelle a 48 ans, elle est divorcée et elle a 4 enfants. Après 27 ans dans le service public, elle est suspendue depuis le 14 septembre 2021.

Je désire apporter mon témoignage concernant cette crise sanitaire et tout ce que cela engendre, car je pense que nous devons crier haut et fort dans quelle situation ce gouvernement nous a entrainés.

L’annonce de cette pandémie m’a fait peur les premiers jours et m’a même angoissée lorsque la France a été confinée. Le silence assourdissant de la ville me glaçait le sang et m’a fait prendre conscience de la gravité de la situation.

Mais rapidement, la gestion de la crise m’a interrogée : pourquoi ne pas avoir fermé les frontières plus tôt, bloqué les vols ? Pourquoi ne pas avoir pris des mesures sanitaires comme les pays voisins, qui ont déclaré cette pandémie avant notre chef d’Etat ? Pourquoi avoir dit qu’il n’existait aucun risque d’être contaminé sans porter de masque alors qu’il s’agissait d’une contagion aéroportée ? Et surtout, comment un virus peut-il naitre d’une histoire d’amour entre un pangolin et une chauvesouris ? Alors là !

Mais voilà, se poser des questions, être dotée d’un cerveau en fonctionnement donne aux gens une étiquette, celle de « complotiste », celle que je suis devenue dans mon service !

Je n’ai pas eu le syndrome du sauveur durant cette pandémie, je ne me suis donc pas portée volontaire comme renfort en réanimation lors de la première vague. J’estimais qu’il valait mieux une bonne infirmière de bloc opératoire à son poste qu’une infirmière incompétente en réanimation.

Cependant, j’ai ressenti ce stress en permanence chez mes collègues courageuses (par obligation sanitaire), cette interrogation constante : « Vais-je l’attraper ? Vais-je mourir de ce truc dont on ne nous dit absolument rien ? » Mais au début je me suis dit : « Si tout le monde respecte les consignes nous devrions nous en sortir rapidement. »

Cette première vague a été délétère pour l’état psychologique et physique du personnel soignant, mais n’oublions pas les patients atteints de pathologies cancéreuses, qui n’ont pas pu être reçus en raison des mesures sanitaires destinées à privilégier les « milliers » de patients Covid.

Après la première vague, l’hôpital a repris vie, mais dans l’attente d’une prochaine vague, dont les médias parlaient tous les jours. Après quelques semaines j’ai retrouvé un rythme de travail normal et je me suis dit que tout ça n’était qu’un cauchemar, que tout allait redevenir comme avant.

Mais ce n’était pas possible et même si je n’avais pas peur de ce qu’il se passait, il y avait toujours une personne qui m’entourait de ses énergies négatives et me replongeait dans un stress insupportable. Alors j’ai dit « Stop ! », stop à cette mascarade, je n’allume plus la télévision, je n’aborde plus le sujet au travail et je ne regarde plus les clients des supermarchés gantés et masqués jusqu’aux yeux, qui semblent terrifiés.

Le danger, au fil des semaines, je l’ai senti par le comportement hystérique des personnes, mais sans rapport avec la Covid 19. J’ai donc décidé de relativiser, d‘embrasser et de câliner de nouveau mes enfants, qui souffrent énormément de la situation sociale.

La peur engendrée par la médiatisation a retiré toute rationalité à la population, sans épargner le personnel soignant.

Mon cursus avant pandémie m’a permis d’avoir un mode de réflexion éclairé qui m’incite à relativiser les risques potentiels. Je ne crains pas de mourir, mais je refuse de m’empêcher de vivre.

Chaque jour qui passait je m’adaptais à la situation et j’ai fait au mieux pour prendre soin de mes patients au bloc opératoire, malgré tous les retards consécutifs aux confinements, aux 2ème, 3ème vague, etc… Jusqu’au jour où le président de la République a annoncé la vaccination obligatoire pour le personnel soignant. Le 12 juillet 2021 Emmanuel Macron m’a tuée !

A cet instant ma gorge se noue, mon estomac vacille. D’un revers de main, il anéantit 27 ans de carrière hospitalière avec un vaccin sorti de nulle part, encore sous AMM conditionnelle et pour un virus qui n’est pas mortel ! Je suis dans l’incompréhension, je replonge dans cette certitude de pénitence. La mort dans l’âme j’ai pris ma décision.

Le plus déroutant ce sont les annonces qui s’enchaînent et me font comprendre dans quelle situation de chantage je me trouve : injection ou suspension sans salaire. Dans les deux cas je suis morte.

La folle course psychologique arrive puisqu’il m’est impossible de me faire injecter ce produit potentiellement létal, mais sans ressource je ne peux pas vivre ! Mes nuits, mes jours sont cauchemardesques, mais j’ose conserver l’espoir et me dire qu’ils vont renoncer à ce chantage ignoble.

Je pars à la chasse aux informations sur les réseaux sociaux. Je cherche des réponses à mes interrogations et je ressens un combat en moi qui se met en marche. Les lanceurs d’alertes font leur travail, contrairement aux journalistes français qui ne semblent relayer que ce que le gouvernement leur demande de répéter, et cela me rassure sur mes convictions et mon choix de ne pas accepter ce chantage.

Mon retour au travail fut difficile. La date butoir n’est plus qu’à quelques semaines et chaque jour j’ai la peur au ventre que quelqu’un me demande si je suis ou si je vais me faire « vacciner ». Je me sens la paria, l’erreur de casting comme j’ai pu l’entendre lors d’une discussion dans un couloir au sujet des soignants ne voulant pas se soumettre aux ordres du gouvernement.

Je finis par me raisonner et me comporter comme si je l’étais ; après tout, nul n’était censé savoir si je l’avais fait ou pas ! Lol.

Les derniers jours avant ma suspension sont devenus un enfer, tel une condamnée à mort qui attend sa sentence, seule… Envie de partir… Au plus vite !

Cela devenait invivable, tout le monde connaissait le nom des non vaccinés, qui étaient pointés du doigt comme des pestiférés.

Cette décision, que j’ai prise par conviction, a été la plus violente de ma carrière, un sentiment de désocialisation, une emprise sur ma liberté d’exister.

Cette violence se traduit par une réaction physique du corps et une culpabilité s’installe, parce que par la force des choses j’embarque avec moi mes 4 enfants. Il m’était cependant impossible de ne pas agir pour les protéger, eux.

Pourquoi je n’accepte pas cette injection, pourquoi ma différence de position n’est pas entendue, pourquoi obliger les soignants à s’injecter un produit expérimental ? C’est pourtant une question d’éthique.

J’ai refusé ce produit dès le début parce que je n’ai pas cru à la fabrication en quelques mois d’un vaccin d’un nouveau genre (ARNm), mais aussi parce que sa mise sur le marché n’est que conditionnelle et que les assurances n’acceptent pas de prise en charge en cas de problème de santé suite à l’injection, que le laboratoire s’était déchargé de toutes responsabilités en cas d’effets secondaires, que les personnes qui se faisaient injecter signaient un document disant que c’était leur décision et que finalement le traitement du Professeur RAOULT était efficace, alors que le gouvernement a affirmé qu’il n’existe aucun traitement.

Mais pourquoi me plaindre de cette situation puisque je l’ai choisie m’a-t-on dit ? « Tu n’as qu’à te vacciner, tu n’auras plus de problème, tu pourras vivre comme avant. » Comment répondre à ça, à une personne qui n’a pas une once d’éveil sur ce qu’il se passe et sur ce qu’elle s’injecte ? Et puis justement, si j’avais décidé de ne plus vivre comme avant ?

Cela fait plus de 3 mois que je suis suspendue… Suspendue par un fil qui me lie encore aujourd’hui à cette administration soumise à un gouvernement liberticide, un fil qui m’empêche d’avancer tant qu’il ne sera pas coupé par une décision juridique.

Alors aujourd’hui je relève la tête et je reprends ma vie en main, parce que personne n’est en droit de m’empêcher de vivre, et surement pas un Président de la République ! Je vais continuer à résister pour moi et mes enfants, lutter contre cette folie. Force est de dire que vivre une telle expérience permet de relativiser et de comprendre de quoi nous avons besoin pour vivre, pour exister sur cette Terre.

Ce long chemin chaotique m’a permis de rencontrer de belles âmes et je finis par comprendre que cette situation n’est pas un hasard, que la vie est faite de synchronicités toutes plus belles les unes que les autres, il suffit juste de les décrypter.

Je décide de faire une croix définitive sur ma carrière d’infirmière et je m’oriente vers une autre voie, qui me satisfera de nouveau, pour apporter mon savoir et ma bienveillance aux personnes nécessiteuses de soins complémentaires.

Je terminerai en dédiant ce témoignage à mes 4 merveilleux enfants, qui m’ont soutenue durant cette période difficile et je me félicite de ma force de caractère puisqu’aujourd’hui des vérités commencent à sortir.