Ils ont été effacés, mettons-les en lumière

Doriane

Docteur en Chirurgie Dentaire (Manche)

« On m’a volé ma profession, le système de santé sombre dans une aberration totale, mais je suis libre, ruinée mais libre. »

Diplômée d’État en chirurgie dentaire en 1986, Doriane a également un diplôme universitaire d’études spéciales cliniques de Parodontologie et de Réhabilitation orale. Avant d’ouvrir son cabinet, elle a exercé comme moniteur en prothèse dentaire, moniteur d’études supérieures en biologie de la bouche, attaché hospitalier. Elle a aussi suivi un cycle de spécialisation en orthopédie dentofaciale, puis en orthoposturologie 1er et 2e degré, ainsi qu’une formation en hypnose et autohypnose. Elle a été contrainte de cesser son activité au 15 septembre 2021.

J’exerce une profession dans laquelle j’ai su m’investir, dès le début de mes études et jusque dans sa dimension syndicale, puisque je fais partie de l’UE (Union Dentaire), de la CNSD et de la Commission Paritaire de la Sécurité sociale. À ce titre cela fait des années que nous dénoncions la précarisation impactant les professions libérales de santé.

C’est dans ce cadre qu’à l’instar de nombreux confrères et consœurs nous avons été surpris de l’apparition d’une « pandémie » dont la définition lexicale même venait d’être curieusement modifiée, sans aucune concertation. En 2009 le seuil de déclenchement d’alerte pandémie a changé de concept, ce n’est plus la gravité de la maladie mais le fait qu’il y ait une épidémie dans au moins deux régions de l’OMS, ce qui n’est plus du tout la même chose.

Par ailleurs, notre pratique professionnelle en chirurgie dentaire, dans la bouche même de nos patients, implique depuis des années l’usage de masques, au sujet desquels les fabricants spécifient eux-mêmes sous le libellé certifié CE que lesdits masques ne protègent en rien contre les virus et bactéries, mention figurant sur leurs boîtes de conditionnement. En effet, il est notoire, dans nos professions, que la taille microscopique des virus leur permet de traverser ces masques, à vocation essentielle contre les projections diverses (sang notamment).

Du reste, nous avions pu observer que nous n’étions pas plus atteints que ça par le « nouveau coronavirus ». Puis, d’un coup, nous avons été soumis à un confinement. Ne voyant pas nos rues jonchées de cadavres (caractéristiques historiques objectivement rapportées par nos anciens, comme à Marseille lors de la Peste de 1720, dernier grand épisode de ce type en France), j’ai parcouru les médias, en particulier la page décès des journaux nationaux et de la presse régionale. Faute d’un nombre suffisant de personnes décédées, habituellement relatées sur deux pages dans ces quotidiens, j’ai vu cette chronique s’élargir aux villes plus éloignées pour avoir toujours le même nombre de page de décès. La prétendue « pandémie » n’affichait ainsi qu’un faible nombre de décès, ne concernant pratiquement que des personnes très âgées ou en comorbidités flagrantes. De quoi se poser beaucoup de questions ! Dans ce contexte, des « aides » ont été annoncées par le pouvoir politique, puis distribuées « quoi qu’il en coûte », mais sans préciser de façon claire, écrite et publique que leurs remboursements seraient exigés ultérieurement.

La « vaccination » obligatoire des professions de santé du secteur libéral fut annoncée. On a aussi découvert que certaines professions non médicales tombaient soudainement sous le couperet arbitraire de cet improbable statut. Si ce n’est pas pour incorporer un maximum d’individus dans une campagne d’injections massives, peut-on savoir pour quelles raisons scientifiques ?

Les données de la science montrent qu’avant ce « vaccin » à ARNm, miraculeusement validé en 6 mois, il y avait eu d’autres tentatives de vaccin à ARNm qui n’ont pas abouti vu le nombre de décès répertoriés dès le début des essais. Ce vaccin n’était pas unique, il y en a eu d’autres, comme le Spootnik, indisponible en France. Pour un vaccin, c’est grâce à l’expérience acquise sur plus d’une dizaine d’années que les équipes de recherches médicales et pharmaceutiques arrivent à déterminer, au moins en partie, les effets indésirables réels et/ou potentiels sur un terme estimé suffisamment long, avant toute validation du vaccin. Les autorisations de mise sur le marché (AMM) peuvent s’ensuivre, ou non, selon un protocole bien précis ne relevant ni de la loterie, ni de la roulette russe.

En particulier, jusqu’ici le constat de décès survenus au cours de ces périodes d’essais cliniques interrompait immédiatement l’expérimentation, avec la possibilité de mettre définitivement fin à la technologie expérimentée.

Au regard de cette règle prudentielle (i.e. imposant aux compagnies pharmaceutiques de donner un minimum de garanties sanitaires par rapport aux risques qu’elles peuvent faire encourir au grand public), il s’agissait d’empêcher lesdites compagnies de prendre des risques inconsidérés susceptibles d’entraîner la mort de personnes ciblées par les concepteurs des vaccins. Dans certains cas spécifiques, l’AMM conditionnelle permettait une période transitoire avant validation définitive. Cette option fut accordée aux « vaccins » ARNm sous prétexte de l’urgence pandémique, mais de façon extensive et transformant de facto, à son insu, la population entière en cobayes de laboratoire.

Comme beaucoup de professionnels ayant pris la précaution de se renseigner à la source (cf. rapport Pfizer/FDA de décembre 2020, rapport ATIH et autres) et ayant déjà vu des effets secondaires à ces vaccins dans ma patientèle, j’en déduis après la lecture de ces données qu’elles étaient entachées de fraude évidente. J’ai pu conclure, suivant certains rapports, que ce « vaccin » contenait des produits à hauts risques, lesquels se révélaient d’ores et déjà et/ou pouvaient survenir à plus ou moins long terme. Tout médicament n’a-t-il pas, systématiquement, des contre-indications ?

La publication ultérieure des 450 000 pages des « Pfizer documents » a permis de corroborer objectivement ces conclusions. En effet, aux termes d’une procédure classique FOIA (Freedom Of Information Act) de demande d’informations aux États-Unis, confirmée par Felicia Sideris dans sa publication du 09 mai 2022, Pfizer n’a pu cacher ni les effets rédhibitoires de son vaccin, notamment sur les femmes enceintes, ni que les informations initialement médiatisées mentaient sur l’efficacité de leur produit.

Lors d’un débat sur TF1 la journaliste n’a pas pu justifier que l’efficacité serait supérieure à 12 %, valeur maintes fois dénoncée par des professionnels spécialistes en infectiologie/épidémiologie. Il faut se souvenir que les premières annonces parlaient d’une efficacité proche de 100 %, puis 80 %, puis 70 %, etc. Elle n’a pas su non plus infirmer le fait que ce vaccin provoquait un affaiblissement du système immunitaire, ni qu’il n’évitait pas la transmission.

Et quid du nombre croissant de morts suspectes ou inexpliquées, comme dans le milieu du sport de haute compétition ? Où étaient les autres morts ? Plus de morts de la grippe subitement ? Des patients me relataient que l’hôpital leur demandait d’indiquer mort Covid sur l’acte de décès et qu’en échange les frais de funérailles seraient pris en charge, ce que deux d’entre eux ont catégoriquement refusé. De plus j’habite à côté de l’hôpital et je ne voyais pas plus de passages d’ambulances que d’habitude. Et j’ai dû aller à l’hôpital pour des raisons privés la salle Covid était vide !

Toutes ces données n’étayaient-elles pas le principe de précaution que j’avais opposé à l’obligation vaccinale ? Consciente de tous ces éléments concrets, j’ai donc décidé de surseoir à cette injection génique expérimentale.

Or ce choix a été sanctionné par l’ARS qui a décidé de me suspendre dans l’exercice de ma profession, avec effet au 15 septembre 2021. Je rappelle que dans notre profession la suspension n’est infligée que pour faute grave. J’ai d’abord pensé que ce châtiment contre le libre-choix ne durerait pas plus de 3 mois. Puis avec le temps j’ai compris que le pouvoir politique actuel avait décidé de ne jamais nous reconnaître dans nos droits et de ne jamais nous réintégrer dans notre métier. J’ai donc commencé à licencier mes salariés et j’ai compris que cela durerait longtemps.

Notre profession avait déjà dû adapter ses locaux aux normes handicapés, mais sans aucune aide de l’État. En clair, pour beaucoup d’entre nous c’était changement de locaux imposé avec les frais de déménagement qui s’ensuivent et de lourds emprunts à la clé. Les charges d’un cabinet dentaire peuvent aller de 8 000 à 18 000 euros par mois (voire plus), sans compter l’emprunt. Comment tenir ?

En plus de l’interdiction d’exercer nous avons l’interdiction de prendre un remplaçant vacciné, l’interdiction de louer nos locaux, pas de droit au chômage ni au RSA. À cette situation aberrante s’ajoute le devoir de suivi de nos patients que nous ne pouvons assurer, ce qui nous met dans une situation irrationnelle, notamment au regard du serment d’Hippocrate. De fait, certains de mes patients m’appellent à l’aide quand la loi nous contraint à les laisser dans l’errance d’une contradiction juridique kafkaïenne.

L’alternative est donc soit vous vous faites injecter, soit vous vous retrouvez sans ressources malgré un diplôme ayant nécessité 6 années d’études supérieures, davantage dans mon cas, et malgré plus d’une trentaine d’années d’expérience reconnue par une large patientèle.

A-t-on jamais vu ça ?

Ce châtiment fait qu’aujourd’hui mes comptes sont vides et que c’est l’angoisse quotidienne du passage du facteur, car les lettres recommandées avec AR s’accumulent suite aux impayés. Et à mon âge, difficile de se recycler.

Selon l’idée que « le gouvernement ne saurait faire le moindre mal au peuple qu’il est censé représenter » on nous traite comme des fous. Nous devrions accorder une confiance aveugle à ce pouvoir politique dont l’incompétence à traiter de notre domaine professionnel est patente. Et que dire de la discrimination, de l’ostracisme, des diffamations, dénonciations et calomnies de toutes sortes ? La posture choisie par nombre de personnes de mon cercle professionnel me dégoûte.

Cependant, cela m’a permis de me rendre compte que jusqu’ici je ne travaillais que pour payer de plus en plus de charges, pour une retraite tardive après 67 ans, voire 70 ou plus. Et donc bien trop tard pour vraiment jouir du fruit de mon travail.

Dans cette épreuve j’ai eu la chance de pouvoir établir un réseau partageant mon opinion. Leur constant soutien fraternel, sans retour, désintéressé, se traduit par un appui moral, alimentaire et parfois financier dans la mesure de leurs moyens. Cette dimension humanitaire est une aide extraordinaire, les classes sociales s’effacent, nous sommes « dans le même panier ». Clairement, un nouveau monde s’esquisse.

Je remercie toutes ces personnes de tout cœur, tout cet entourage de personnes suspendues, d’âmes généreuses et pleines d’amour.

Cette année m’a enfin permis de pouvoir m’occuper des miens, de savourer ces nouveaux moments partagés en famille. On m’a volé ma profession et le système de santé auquel j’avais tant contribué sombre dans une aberration totale. Mais je suis libre, ruinée mais libre.

Témoignage recueilli en juillet 2022

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2026 – TOUTE MA VIE EFFACÉE

En 2023, lors de la suspension de l’interdiction d’exercer, je n’ai pas pu reprendre mon activité car mon fauteuil dentaire et ma radio panoramique ne fonctionnaient plus. Donc il aurait fallu prendre un nouvel emprunt, en même temps que payer toutes les factures en retard, c’est à dire passer le restant de ma vie à payer des arriérés et deux emprunts. La décision était simple, c’était bien entendu impossible.

Aujourd’hui je me bats toujours pour survivre. J’ai essayé de retrouver du travail, mais à mon âge c’est peine perdue, surtout que je ne suis toujours pas injectée et que les portes du milieu médical me sont fermées. Je n’ai toujours pas de revenu social, ni ma retraite puisque je n’ai plus de compte bancaire. Ne pouvant payer ni mon emprunt, ni les taxes foncières, ni le remboursement de la CPAM (soit disant exonéré pendant le confinement), et bien d’autres factures de dépenses personnelles ou inhérentes à mon activité professionnelle, la descente est vertigineuse et continue encore aujourd’hui. Ils ont saisi tous mes avoirs bancaires économisés pendant toutes mes années de labeur et ont fini par clôturer mes comptes à découvert et me déclarer interdit bancaire. Ils me réclament aujourd’hui le remboursement de ce découvert, augmenté des intérêts sur le découvert. Ne parlons pas des huissiers qui veulent tout me saisir.

Pour mon emprunt, un ami m’a permis d’avoir un avocat car les intérêts continuent de se cumuler et on me réclame bien plus que ce que je devais. Ils ont ignoré mes demandes de diminuer mes mensualités pour tenir le plus possible et ils ont tout pris, laissant mes comptes à zéro. Ils ont aussi hypothéqué tous mes biens personnels, même si cet emprunt était professionnel. Le jugement sera rendu le 27 avril, je redoute d’être mise à la porte de chez moi avec mes animaux, sans savoir où aller.

Toute ma vie effacée, tout mon travail envolé en fumée.

Concernant la vie de tous les jours je n’ai plus de vêtements corrects, je ne mange plus de viande, rarement du poisson, mais des pâtes ou des légumes d’un jardin que nous avons réalisé, que je vais d’ailleurs perdre maintenant suite à la vente de la parcelle par le propriétaire. J’essaye de ne pas utiliser trop d’eau ni d’électricité et je ne me chauffe qu’avec ma petite cheminée, mais il faut payer le bois, donc le plus souvent il fait moins 15 dans la maison. On se couche plus vite pour être au chaud, des amis m’aident à payer les factures indispensables, je leur dois beaucoup.

Je ne peux pas aller voir mes enfants car l’essence est trop chère et eux aussi n’ont pas suivi cette injection, ils sont donc dans le même état que moi, difficile de joindre les deux bouts.

Je m’occupe gratuitement d’autres personnes ayant aussi des préjudices et je vois bien que les tribunaux ne sont pas du côté des vivants, et encore moins des êtres qui ne rapportent plus rien à la république ou à l’état. J’ai bien compris le système actuel, je n’ai donc pas dépensé d’argent pour aller en justice. Je suis persuadée que comme d’autres pays l’ont fait, nous aurons un jour notre heure de gloire, enfin je l’espère vu les révélations qui sortent aujourd’hui.

J’ai la foi et cela me soutien. Allons vers ce nouveau monde d’amour et d’entraide, merci à ceux qui m’ont aidée pour leur soutien moral.

Complément de témoignage recueilli en février 2026

La perte d’exploitation de son cabinet pendant les 20 mois d’interdiction d’exercer ont effacé d’un coup toute sa vie de travail. Doriane n’a plus aucune ressource, elle est interdit bancaire et risque d’être expulsée au printemps 2026.